Blog se rapportant au territoire du Valjouffrey, entièrement inclus dans le grand Parc des Ecrins. Il traite de la vie locale passée présente et future, de la protection de l'environnement, plus particulièrement de l'eau.
La rumeur
Les coulées de laves torrentielles auraient dévasté le village du Désert sans la présence de la digue pare avalanche.
Cette rumeur infondée et tenace mérite d’être observée de plus près. Pourquoi ne pas se rendre sur les lieux des coulées ? Ces évènements ne demandent qu’à se reproduire compte tenu de l’évolution du climat ?
Plusieurs articles ont été produits sur : bonne-info.eklablog.net :
Ce nouvel article invite les lecteurs à faire une visite de l’endroit...
Remontons le long torrent de la Laisse, depuis la Bonne jusqu’au pare avalanche. Ce trajet de 400 m permet d’observer et d’évaluer la largeur et la profondeur du lit creusé par le torrent dans son cône de déjection. Ce ravin ne mesure jamais moins de quelques dizaines de mètres de largeur et 10 m de profondeur.
Franchissons la tourne et montons par le chemin bien marqué rive droite du torrent, jusqu à la prise d’eau du village.(200m)
Des mesures sur le terrain après la première coulée de laves de 2015 en dessous du captage d’eau potable du village, effectuées avec les appareils appropriés, ont donné les résultats suivants :
Largeur de la coulée : 11 m , hauteur :3,5m, soit une Section d’environ 40 m²
une pente moyen du lit voisine de 27 degrés.
La section du talweg à partir du pare avalanche jusqu’à la Bonne, n’est jamais inférieure à 500 m².
Une vitesse estimée, des coulées voisine de 10m/s.
La courbe imposée par le pare avalanche, associée à une réduction significative de la pente ont provoqué l’engorgement du dispositif . Sans cet obstacle la coulée aurait poursuivi sa trajectoire rectiligne au fond du talweg millénaire en conservant la même pente donc la même énergie cinétique.
Ce ravin profond a une section environ 15 fois supérieure à la section de la coulée !
...Pas besoin de diplômes supérieurs pour comprendre le phénomène. Quelques notions élémentaires de physique, de mécanique industrielle, de mécanique des fluides, associées à des des calculs élémentaires, plus un peu de bon sens, suffisent pour comprendre la mécanique de ces coulée successives prévisibles
En isolant une portion de coulée de 30 m et en prenant pour densité 2,5 pour les laves, on obtient un volume de 1200 m³ représentant une masse de 1200 x 2,5 = 3000 tonnes (Soit 100 poids -lourds de 30 tonnes ) !
La présence des bouleaux dans le talweg, compte tenu des masses en présence, ne pèserait pas plus qu’un tas de paille. Les différents ponts ne tiendraient pas une seconde, les jardins bordant le torrent et la maison construite près de la Bonne disparaîtraient.
Les personnes intéressées qui souhaiteraient réagir à cet article seraient bien accueillies, elles seraient éventuellement accompagnées à leur demande pour une visite du site.
On a l'occasion de constater que les les langues sont souvent plus agiles que les neurones...