Blog se rapportant au territoire du Valjouffrey, entièrement inclus dans le grand Parc des Ecrins. Il traite de la vie locale passée présente et future, de la protection de l'environnement, plus particulièrement de l'eau.
Comme annoncé dans son dernier article la Bonne Source se doit de réagir aux critiques formulées par le maire à destination du préfet concernant l'avis du commissaire enquêteur. Ce commissaire a prononcé un avis défavorable à l’enquête d’utilité publique préalable à une décision d’utilité publique en vue d’exproprier des habitants qui s’opposaient à la création d’une nouvelle voie aux Ségouins.
La Bonne source ne se noiera pas dans les méandres de cette démonstration alambiquée, elle se contentera de commenter la justification principale de cette voie par le maire, à savoir la lutte contre le feu.
Les personnes qui voudraient se faire une idée précise sur l’opportunité de cette voie devront faire l'effort d'aller voir sur le terrain. Tout y est écrit de manière transparente. On fait dire aux paroles ou aux écrits ce qu'on veut à des personnes qui ignorent les éléments d'un dossier. Pour celles qui sont devant la réalité de faits, il n'en est pas de même.
Mettre en avant la sécurité des habitants est de bonne guerre, la dramatisation des sujets est toujours payante. Il est pour le moins étrange que le maire s’intéresse subitement à la sécurité. Les quelques exemples suivants vont le montrer.
Le pont de la Praz est resté longtemps sans garde-fou alors qu’ouvert à la circulation, il était emprunté par des véhicules automobiles ainsi que des bicyclettes par des familles et même à cheval. Il aura fallu un article de la Bonne Source pour que des barrières soient installées !
Ci-dessus le pont après l'installation des barrières.
Le tronçon de route de plusieurs centaines de mètres abandonné à la Rochette pour cause de chute importante de blocs a servi pendant des années de parcours-promenade à des personnes à la recherche d’un coin tranquille. On y a vu de jeunes enfants accompagnés de leurs parents apprendre à faire du vélo sur ce tronçon plat hors circulation. Des camping-cars ont passé la nuit sur cette portion de route délaissée ! L’auteur de la Bonne source a indiqué à l’un d’eux les risques encourus. Un article a mis en lumière le problème, des panneaux de signalisation routière sont apparus prestement à chaque extrémité du tronçon.
Ci-dessus l'entrée ouest après la mise en place de la signalisation.
Il n’y a aucune signalisation au sol sur la commune pour sécuriser les intersections multiples avec les voies adjacentes à la D117. Aucun passage protégé n’est tracé au sol dans les villages pour sécuriser la traversée de la route par les piétons! Une lettre recommandée a été adressée à la mairie à la suite d’un accident évité d’extrême justesse à la jonction du chemin du barrage et la D117 à l’entrée du village de la Chapelle.
Quand on arrive dans le village, comment se douter qu'une route débouche entre l'extrémité du pont et la haie verte, et qu'un véhicule sortant du parking en contrebas va surgir fort de son bon droit. (Voir la situation sur place)
L’eau distribuée aux habitants est déclarée potable sur les fontaines alors qu’elle contient de façon récurrente des bactéries dangereuses.
Affichage situé à plus de deux mètres du sol!
La Bonne Source a exposé dans un article les risques réels que représentent les aménagements de la traversée du village de la Chapelle par la départementale D117, danger évident par visibilité réduite aucun élément de ces équipements massifs et anguleux en acier, scellés dans le béton n’est revêtu de dispositif réfléchissant. Ce ce risque évident, potentiellement très grave en particulier pour les motards a été mis en lumière dans un article d'aout 2017, n'a toujours pas été pris en considération. Souhaitons qu'aucune victime ne soit liée à cette négligence.
Il est évident que ces barrières agressives très dangereuses devraient être remplacées d'urgence par un autre dispositif plus efficace et sans danger!
Le village de la chapelle a eu pendant plus de trente ans une citerne de moins d’un m3 de capacité pour l’eau potable. Situation si peu avouable que le maire a déclaré sur un bulletin municipal que cette citerne jaugeait 30 m3 !
Voici l'entrée de la minuscule citerne en question.
Enfin pour clore cette énumération, il n’y a aucune trace visible de l’emplacement des défibrillateurs acquis par la commune il y a quelques années. Ces appareils ont montré leur efficacité dans de nombreux cas avant leur généralisation. Leur action est probante dans la mesure où ils sont mis en œuvre dans les 10 minutes qui suivent un accident. Puisque la commune en a fait l'acquisition, Ils devraient être en libre service à la portée de tous, leurs emplacements signalés à plusieurs endroits de la commune la sécurité vitale de chacun d'entre nous en dépend gageons que le maire sait où ils se trouvent...La question a déjà été évoquée dans un article de la Bonne Source du 14 juillet 2017.
La situation n'a pas évolué depuis deux ans!

En France le taux de réanimation sur un arrêt cardiaque est de 0,4 % aux États-Unis il est de 40%.
Cette liste est très incomplète, difficile de trouver autant de cas concrets cumulées sur une commune.
La lutte contre le feu dans les villages éloignés est l’affaire de tous. Le prétexte de la lutte incendie pour la voie des Ségouins n’est pas sérieuse, même des feux qui se sont déclarés à proximité de la D117 ont été attaqués et éteints par des témoins; ou les bâtiments ont brulé entièrement entrainant la mort des animaux enfermés. On peut entendre les personnes présentes sur ce sujet. Les intervenants ont utilisé un matériel vétuste non entretenu trainant dans l’humidité et la saleté comme on peut le constater sous le lavoir du Désert.,.ou leur propre matériel!
Spectacle désolant de matériel destiné à lutter contre le feu!
Jamais aucune allusion sur le bulletin municipal concernant ce matériel.
Pas crédibles les feux de prairies inconnus sur la commune. Pas crédible non plus l’intervention des camions des pompiers sur les coulées de lave torrentielle !
L’idée de monter de l’eau de la vallée en camion-citerne est d’une évidente hérésie puisque cette eau provient de Valjouffrey qui en produit annuellement une centaine de millions de m3 ! Monter de l’eau par la route relève d’une logique impénétrable.
Les pompiers aiment trouver sur place des poteaux d’incendie normalisés, ceux-ci font cruellement défaut dans le quartier des Ségouins. Un camion de pompier achemine quelques m3 après trois quart d’heure de slalom sur la route, Une borne à incendie met immédiatement à la disposition des sauveteurs au minimum 120 m3 d’eau ! en montagne le maillage des poteaux incendie devrait être plus serré compte tenu de l'éloignement des casernes de pompiers professionnels.
Quand on parle de risque vital, on a le devoir et l’obligation d’être sérieux. C’est ce que l’auteur de la Bonne Source essaye de faire en s’appuyant sur une solide expérience en la matière de prévention sur les plateformes et infrastructures des bases aériennes où il a œuvré. Ces lieux sont des endroits particulièrement sensibles où le danger du feu est pris au sérieux.
On s’attendrait de la part d’un maire un discours, empreint d’un minimum de bon sens.
Les arguments sont nombreux mais faibles et désordonnés, pour la plupart non crédibles.
Une action efficace consisterait à la mise en place d’un système d’intervention rapide local comprenant un minimum de matériel de base, immédiatement utilisable par des personnes volontaires initiées au maniement d’une lance ou d’un extincteur par des professionnels. Cela fait partie de leur métier. Ces actions ne sont pas sans danger. Les anciens avaient compris l’intérêt de s’organiser contre le fléau que représente le feu. Ils étaient dans la prévention et l’action. A l’heure actuelle nous pataugeons dans l’absurde.
Il est facile de critiquer le choix d'un observateur impartial et expérimenté. Cette personne a entendu les déposants qu’ils soient pour ou contre le projet. Installé dans les combles de la mairie, il a été rejoint par ceux qui ont réussi à se hisser là-haut par la raide échelle de meunier qui en donne l’accès. Son écoute a été patiente et bienveillante, il a pris le temps de parcourir le terrain pour mieux comprendre la situation Ce n’est certainement pas par plaisir qu’il a rendu un avis défavorable à la création de la voie en question, au bout de la période d’observation. Il n’a pas cédé à la facilité.
Si cette voie était construite, elle le serait au détriment des maigres ressources de la commune, elle ne changerait rien à la situation présente.